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TRAVAIL du BRONZE kinois

Le Congo ex zaïre étant l'un des principaux producteurs de cuivre à l'échelle mondial, se révèle telle une manne pour les artistes locaux lancés dans l'art moderne et le travail des métaux.

Une pièce en bronze renferme naturellement, une densité plus importante en cuivre qu'en étain. C'est de ces deux métaux que va naître l'alliage.

L'artisan congolais par contre, ayant le matériau à porter de main, utilise manifestement une plus grande proportion de cuivre.

Cependant l'étain lui étant plus difficilement accessible, c'est dans les casses de navires et les conduits de robinetterie, etc. qu'il va s'approvisionner.

D'où, cette association de cuivre et d'étain composite qui va engendrer le BRONZE kinois ou bronze du Congo.

Petit regard sur la réalisation d'une sculpture.

Le procédé n'est pas si simple, il est purement artisanal.

Leur travail est influencé par le passage aux beaux-arts pour les uns, sur le tas pour les autres. De ce fait, les techniques vont sensiblement variés d'un artiste à l'autre. Une pièce va naître de trois étapes majeures qui sont : la conception, la matérialisation et la réalisation.

Après avoir pensé une sculpture(conception) on passe à la matérialisation qui elle, se subdivise en 3 autres étapes, à savoir le modelage, le moulage, le coulage ; et viendra la finition(réalisation).

Lorsque l'œuvre est pondue sur papier(croquis), elle passe à l'armature ; opération consistant à matérialiser l'imagination de l'artiste en un squelette en fil de fer.

Avec du plâtre ou de l'argile associé à une mixture qui lui est propre, l'artiste recouvre l'armature(habillage) ; L'ensemble formant un modèle rigide.

Concomitamment, la préparation du moule s'effectue dans 2 caissons en bois qui contiendront de la terre jaune mélangée à de la bentonite(sorte d'argile) qui fait office de durcisseur. Chaque caisson est ouvert sur une des surfaces, à l'instar d'un cercueil. La terre jaune s'y trouvant est martelé pour une parfaite cohérence. Le caisson est alors posé sur la façade du modèle couché à même le sol. Enfoncé sur celui-ci et retiré aussitôt, il laisse apparaître une 1ère emprunte.

Le procédé est renouvelé pour la seconde partie de la pièce retournée. L'assemblage du produit des 2 caissons sera notre moule .

La dernière étape consiste à récupérer le métal en fusion et de le porter à plus de 1000 C°.

Dès qu'une flamme verte apparaît, l'artisan fondeur en conclu que le BRONZE est opérationnel pour avoir atteint la température de coulée.

Le tout est déversé dans la cavité résultant du fameux assemblage. Au bout de quelque minute on asperge le moule d'eau afin que le bronze ressorte plus brillant et moins oxydé.

La pièce est ensuite sculptée avec de l'outillage(Meuleuse, fraise, papier de verre…) afin d'en affiner les contours et les derniers détails. Nettoyée elle va, ou ne pas, être recouverte de patine…