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Pardon Mon dieu

Pardon MON DIEU
Paris, vendredi 06 septembre 1996

J'ai erré dans ma misère
Et j'ai couru vers un père
En errant dans ma misère
J'ai osé croire en un frère

J'ai erré dans ma misère
J'ai désespérément cherché une mère
En errant dans ma misère
J'ai supplié le Créateur de l'univers

Je pleure, je parjure, je désespère
Je sens que tout s'arrête, je me perds
Je sors d'un combat et j'embrasse une guerre
Te voilà qui m'apparaît, tel un rayon solaire

Te voilà manifeste, comme toujours solidaire
Me soustrayant au désagrément d'un parcours amer
O toi l'unique, le Supérieur, de Jésus Christ, le père
O toi mon Sauveur, là-haut, de ta concession princière

Ne regarde pas mon péché, apaise ta colère
Si tu dois me punir, de ma vie je ne donne cher
car trop lourd serait, de mon incorrection, le salaire
Un petit geste de toi, je m'en vais à jamais me taire

J'implore ton pardon, écoute ma prière
Je confesse à toi, mon méprisable caractère
Je reconnais mes faiblesses, dont la pire est l'adultère
Puis mon inflexible cynisme de bélier téméraire

Et constamment pour des causes futiles, élémentaires
ma foi m'abandonne et se perd
car pour nous, pauvres incrédules de cette terre,
Il est si difficile de s'investir, en ce que l'on ne gère

D'où, jamais ne te voyant, il nous arrive de te prendre à la légère
Nous nous sommes permis contre toi, des préjugés sévères
Parce que bien trop souvent, nous avons souffert
Te suppliant pour que le quotidien, tu viennes parfaire

Mais tu nous as difficilement tiré de la galère
Pourtant, nul n'est plus grand que toi, c'est si clair
Tu es le Maître absolu de l'immensité planétaire !
Pourquoi vouloir alors, à ton peuple, déplaire ? 

Tu détiens les moyens nécessaires
Pour nous offrir une paix, non éphémère
Hélas, tu laisses se remplir les cimetières
Et nous laisser l'impression, que notre perte, tu préfères

O Dieu , tu as bâti la terre, le ciel, les mers
La Bible nous dit, qu'à ton peuple, tu les as offert
tu n'envisageais donc pas d'y vivre solitaire !
Même si, de nous aujourd'hui, tu n'es fier

Laisse-nous, à moi, ô toi, une chance, serait-ce la dernière
De te glorifier jusqu'à la fin des temps en étant ton vicaire
Malgré mes nombreuses promesses, souvent peu sincères
Petit grain de sable, dans ce système solaire

Tu le sais, je peux et je veux vivre modeste et austère
Tant que tu seras là, pour couvrir mes arrières
Je tiens à te montrer, que moi aussi à ma manière
Je peux jouer ici bas, le rôle du grand SAINT-PIERRE

Le pouvoir est à toi, dans la galaxie entière
Alors agis en moi et aide-moi à te plaire

Montre-moi, puisqu'elle existe, la voie qui mène à toi, ô père
Je t'en prie dévoile-moi un peu de ton mystère ?

 
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